Muret. Énergies renouvelables : les Verts sur le terrain

7 juin 2012 : Photos SR
Catherine Grèze, députée européenne du Sud-Ouest, et Christian Valade, candidat pour Europe Écologie Les Verts (EELV) aux élections législatives sur la 7e circonscription de Haute-Garonne, ont visité hier la plateforme bois énergie de la coopérative forestière la Cofogar, située à Longages.

« Cette coopérative fait partie des initiatives locales qu'EELV souhaite mettre en avant, car elle alimente, entre autres, le lycée de Fonsorbes, chauffé au bois, ainsi que le réseau de chaleur d'autres communes de la région. Elle constitue un maillon indispensable de la chaîne locale de valorisation du bois, en regroupant l'offre de bois de ses adhérents, organisant la récolte et la logistique, avec un réseau d'entrepreneurs, encourageant la certification forestière. 


7 juion 2012 : Phto SB
Pour lutter contre le réchauffement climatique tout en créant plus d'un million d'emplois, les écologistes souhaitent une conversion écologique de l'économie. Elle passera par des investissements considérables dans les énergies renouvelables, mais aussi par un grand plan d'isolation et de rénovation du bâti. Nos futurs députés prendront évidemment ce problème à bras-le-corps. Les initiatives existantes méritent d'être valorisées », ont expliqué Catherine Grèze et Christian Valade, tous en regrettant le manque de proportionnelle aux élections législatives : « Nous avons besoin d'un groupe d'élus, qui ne cumulent pas les fonctions, pour mettre en œuvre les solutions que l'on propose. »


Catherine GREZE : députée européenne depuis 2009. Christian VALADE : candidat EELV aux législatives (1er tour 10/06/12) sur la 7ème circonscription de la Haute-Garonne.

Visite par Elric CIBIEN : Responsable Développement Bois à COFOGAR (06 12 25 10 23)

Focus de campagne pour saluer et mettre en exergue une initiative de développement local portée par la Coopérative Forestière COFOGAR : la plateforme bois-énergie de LONGAGES, qu’elle gère en partenariat avec RBM (Revalorisation Bois Matière), une société spécialisée dans la valorisation des seconds bois, comme les écorces, sciures, plaquettes de scieries et les bois de récupération en fin de vie, tels les broyats de palettes que y sont ici massivement traités (retriés, broyés, déferraillés et recyclés en énergie).

Elle est implantée depuis 5 ans sur ce site de la coopérative agricole ARTERRIS qui, par mutualisation de moyens et convergence d’intérêts, en loue une partie sous utilisée s’étendant sur 1,5 ha avec plus de 1000 m2 sous hangars et près de 10000 m2 de surface en dur.

Les installations sont certes modestes, mais il a fallu pallier l’absence de toute aide ou subvention, pour lancer cet outil de production et de promotion du bois-énergie en 2007, indispensable à l’émergence de projets chaudières biomasse en Midi-Pyrénées, région plutôt en retard à l’époque.
C’est qu’une plateforme est indispensable, pour garantir des approvisionnements de qualité et ainsi rassurer les candidats à la conversion énergétique au bois.

En effet, même si les chaudières automatiques à bois sont de très bonnes qualités et en partie subventionnées, l’approvisionnement de chaufferies collectives reste une contrainte à son développement, en milieu urbain existant notamment de par l’encombrement généré par son stockage et par l’accessibilité requise par les camions de livraisons (semis fonds-mouvants de 90 Map ou poly-bennes de 2 x 35 ou 40 Map).

Par ailleurs, consommé majoritairement que 6 mois/an en hiver et supposant une certaine technicité de production, respectueuse de normes environnementales (y compris de certification de provenance des bois), nos clients « chaufferies» ne peuvent assumer ces rôles, dévolus à une plateforme qui permet donc :
-un stockage tampon, qui libère l’utilisateur de cette contrainte de place, de moyens de manutention et de temps de séchage (6 mois à 1 an).

  • des livraisons par tous temps et à la demande, sous 2 à 3 jours.
  • des productions de qualité, c-a-d propres (exemptes de cailloux, terre, corps étrangers), et homogènes en granulométrie (possibilité de calibrage avec le crible plan sur site) et en taux d’humidités requis (maîtrise des conditions de séchage naturelles sous hangar ou en extérieur avec d’importants stocks de bois d’humidités variables et identifiés).
 Après de nombreuses et régulières visites d’élus, d’industriels, d’étudiants et de gestionnaires de chaleurs tels Cofely/GDF-SUEZ ou Dalkia, des projets ont enfin pu voir le jour et la liste croît chaque année. Sans être exhaustif, COFOGAR fournit ici : des chaufferies de lycées (Fonsorbes 31, Tournefeuille 31, Legtaf d’Ondes 31), des réseaux de chaleurs communaux (Sicoval 31, Paulhac 31, Villebrumier 82, Caylus 82, Seix 09), des serristes agricoles (Bouloc 31, Labège 31) et des industriels tels IMERYS Léguevin ou AIRBUS qui va consommer plus de 20000 tonnes par an dès fin 2012 avec les 12 MW de sa chaudière en cours de construction (hangar de l’A350).

Les chiffres sont éloquents : en 5 ans, à Longages, les ventes de bois déchiquetés sont passées d’à peine 500 to au lancement à + de  8000 to en 2011, et nous devrions atteindre les 10 à 12000 to d’ici 2013, avec environ 1/3 de plaquettes forestières et 2/3 de bois de récupération.
Ce même essor est constaté au niveau du groupe COFOGAR dans son ensemble, puisque la part du bois énergie au sens large (bois-bûche et bois déchiqueté) dans son volume d’affaires a crû de 5 à 15% en moins de 10 ans.

Quelques mots sur la coopérative forestière COFOGAR : créée  en 1975 à Toulouse, elle s’est développée sur le grand 1/4 sud-ouest en devenant la 2nde plus grande coop forestière de France avec pour vocation de servir les intérêts des propriétaires forestiers privés, dans ses 3 métiers que sont : la gestion forestière, la sylviculture et l’exploitation/vente de bois.
Numériquement, avec près de 90 salariés (et 500 emplois induits en sous-traitance), elle réalise environ 50 Meur de CA, pour 1 Million m3 mobilisés chez ses quelques 13000 propriétaires adhérents. Elle traite tous types d’essences, feuillues ou résineuses, et regroupe les apports de bois de ses adhérents en les valorisant au mieux sur ses différents marchés de BO (Bois d’œuvre), BI (Bois d’industrie) et BE (Bois énergie).

La coopérative, soucieuse de son empreinte environnementale, la qualité de ses services et respectueuse des nombreuses réglementations, est certifiée ISO 14001 depuis 2004 et promeut la gestion durable des forêts, en portant notamment le label PEFC (Programme Européen des Forêts Certifiées) auprès de ses adhérents et sous-traitants (cahiers des charges) et clients (chaîne de contrôle sur la traçabilité des bois).

Enfin, sachez que nous sommes entrés en 2012 dans une Union de coopératives - ALLIANCE Forêts Bois – regroupant les coopératives du sud-ouest (CAFSA en Aquitaine et FORESTARN dans le sud Massif Central) aux fins de répondre aux enjeux économiques, territoriaux et écologiques de demain, notamment après les dernières tempêtes de 1999, le changement climatique et la nécessité de donner au bois énergie toute la place qu’il mérite au sein du bouquet énergétique français.


Le bois a en effet beaucoup d’atouts : naturel, renouvelable, disponible en grande quantité sur le territoire national (la surface forestière française s’étend chaque année et le prélèvement est inférieur à l’accroissement naturel annuel), et dont la consommation éclairée stimule une production raisonnée qui contribue à l’entretien et à l’amélioration de nos forêts favorisant ainsi la croissance des peuplements et donc la séquestration du gaz carbonique (une forêt non cultivée, non éclaircie, végète et n’assure peu ou plus cette fonction de fixation du CO2).

C’est que nous prélevons essentiellement des petits bois issus d’éclaircies ou de forêts dégradées (bois malades, dépérissants, pins scolytés, bois chablis de tempête, incendiés) qui n’ont pas d’autres usages dans la filière bois classique.
Et parallèlement, nous poursuivons des programmes de plantations de terrains délaissés en TCR (Taillis à Courtes Rotations) avec des essences à croissance rapide tels l’eucalyptus et le robinier faux acacia, qui sont de véritables pompes à carbone et des sources d’énergie locales à encourager.
C’est donc, l’une des énergies de substitution aux énergies fossiles (dont on sait la raréfaction des ressources et son renchérissement assuré) ayant par ailleurs l’avantage d’être issu de massifs de proximité, économiquement compétitive et d’une grande stabilité tarifaire dans le temps.

Enfin, merci à EELV pour cette initiative médiatique montrant que l’on peut s’intéresser à la filière forêt bois, autrement que lors de circonstances dramatiques comme les grandes tempêtes (de 1999 et 2009), les feux de forêt l’été ou le bois de chauffage l’hiver.
Et pourtant, sachez que la filière bois en France, c’est près de 500000 emplois au total, presque autant que le secteur automobile, et que cette branche souffre, comme les autres, des difficultés de la crise depuis trop d’années. Et quand on sait tous les bienfaits de la forêt et du bois, cette filière mériterait d’être mieux considérée. « Energie proche, énergie propre »

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